Définition
La résistance thermique R, exprimée en m².K/W, mesure la capacité d’une couche de matériau à freiner le passage de la chaleur. Elle se calcule en divisant l’épaisseur (en mètres) par la conductivité thermique λ du matériau : plus R est élevé, plus la couche isole.
Exemple : 10 cm d’un isolant de conductivité λ = 0,030 W/(m.K) donnent R = 0,10 / 0,030 ≈ 3,3 m².K/W. Les résistances de couches successives s’additionnent. Pour une isolation de plancher bas, les aides publiques à la rénovation exigent en général une résistance thermique d’au moins 3 m².K/W ; les critères exacts sont détaillés dans la page aides à l’isolation du plancher.
La notion sert aussi dans l’autre sens pour un plancher chauffant : le revêtement et sa sous-couche doivent avoir une résistance thermique faible (en général 0,15 m².K/W au maximum) pour ne pas bloquer la chaleur. Les fiches techniques des parquets, stratifiés et sous-couches indiquent cette valeur.
Ne pas confondre R (propre à une épaisseur donnée) et λ (propre au matériau). Pour comparer des isolants, c’est R à l’épaisseur prévue qui compte. Voir le guide isolation du sol et ses prix.
Source : France Rénov’ – Bien isoler votre logement (france-renov.gouv.fr)